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Lydia Guirous: « Contre le séparatisme, la solution c’est l’assimilation »

L’essayiste et ancienne porte-parole des Républicains, Lydia Guirous était l’invitée d’Ilana Ferhadian, ce vendredi à 7h45 sur Radio J. Elle vient de publier « Assimilation, en finir avec ce tabou français », aux éditions de l’Observatoire, où elle aborde les problèmes de communautarisme islamiste.

Par rapport à l’affaire Sarah Halimi, Lydia Guirous a écrit sur Twitter : « Sarah Halimi a été victime de ce nouvel antisémitisme, dont l’islamisme est la source. Certains refusent de le voir, d’autres en sont les collabos. Combattre l’islamisme c’est aussi combattre l’antisémitisme », ce qui a fait d’elle la cible d’insultes sur les réseaux sociaux. 

L’avocate Caroline Mécary avait parlé, dans un tweet, depuis effacé, d’un « battage médiatique » autour de cette affaire, ce qui a provoqué de nombreuses réactions sur le réseau social.

Lydia Guirous ne se dit pas étonnée de cette réaction : « Cette avocate est dans cette mouvance d’extrême gauche, qui aime relativiser certaines choses, notamment ce crime atroce contre Sarah Halimi ». Elle dit même : « Un relativisme de cette gauche qui est islamogauchiste, qui trouve toutes les excuses du monde pour justifier l’injustifiable. Je trouve qu’ils sont dans une forme de culpabilité, voire parfois de complicité, parce qu’ils ne veulent pas voir ce nouvel antisémitisme qui est lié à la montée de l’islamisme ». 

A la différence  entre les termes « intégration » et « assimilation », Lydia Guirous explique que c’est une erreur de penser que l’intégration implique le respect de ses racines et que c’est au pays de s’adapter à ceux qui arrivent. « Assimiler ce n’est pas du tout oublier d’où l’on vient. » Elle se dit, elle-même assimilée, elle qui vient d’Algérie. « L’intégration, tout le monde dit que depuis 40 ans, c’est un échec qui nous a menés dans le mur du communautarisme et du séparatisme. C’est ce qui fait le nid de la radicalisation » et enfin « contre le séparatisme, la solution c’est l’assimilation ». Au sujet de la vidéo de la mère voilée qui avait interpellé Emmanuel Macron pour lui dire que son fils ne savait pas si Pierre était un vrai prénom, elle explique que cette femme est elle-même « dans une forme de communautarisme ». Ilana Ferhadian interpelle ensuite Lydia Guirous sur cette ancienne polémique autour d’Eric Zemmour, le polémiste, qui sur le plateau de C8 dans Salut Les Terriens avait il y a quelques années provoqué un tollé en affirmant que l’assimilation passait par le prénom, et qui avait notamment pris à parti la journaliste Hapsatou Sy.

Pour Lydia Guirous, ce que dit Eric Zemmour fût autrefois vrai, au début, mais plus tellement aujourd’hui. Elle et que « c’est vraiment une question de mode de vie, qu’on décide de faire, d’accepter ou de rejeter ». 

Dans son livre, elle raconte historiquement la difficulté à s’assimiler pour les italiens, les polonais, les Juifs qui venaient de l’Est « ça a été un chemin très difficile, très douloureux », même si de nombreuses populations l’ont fait. Elles ont certes fait l’objet de rejet, discriminations, d’émeutes, mais pour Lydia Guirous, « c’est la seule solution aujourd’hui pour qu’on reste dans la cohésion nationale ». Elle se dit très inquiète de l’état du pays, que des affrontements peuvent arriver et pense qu’il faut absolument relancer ce processus d’assimilation, qui est la seule solution face à une jeunesse, qui est de plus en plus radicalisée. 

Enfin au sujet de l’immigration clandestine, Lydia Guirous pense que les conditions d’accueil sur le territoire français devraient être revues. Au sujet du terroriste qui a commis l’attentat à Rambouillet, « son parcours fait froid dans le dos. Il y a des trous dans la raquette dans la politique d’immigration ». Avant d’être régularisé, les services de renseignement auraient dû se pencher davantage sur qui il était, selon elle. « Il me semble que les demandes d’asile doivent être effectuées à l’extérieur de nos frontières et depuis les pays d’origine« , afin d’éviter que certaines personnes restent sur le territoire alors qu’elles n’ont pas le droit. Elle cite l’exemple du  Tchétchène, qui a égorgé Samuel Paty et qui n’avait pas été  raccompagné en dehors du sol français.

Pour voir plus loin : https://twitter.com/LydiaGuirous

Lucie Claudon