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Noémie Madar: « C’est une décision particulièrement violente »

Présidente de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France), Noémie Madar, était l’invitée d’Ilana Ferhadian, sur Radio J, vendredi 15 avril. 

Avant d’évoquer l’antisémitisme dans les institutions, Noémie Madar a réagi à la décision de la cour de cassation, rendue mardi 13 avril, dans l’affaire Sarah Halimi: « C’est une décision particulièrement violente et c’est un signal fatal envoyé aux Juifs de France. On ne se sent pas protégés ni par ceux qui nous veulent du mal ni par l’Etat« . Kobili Traoré a été reconnu irresponsable pénalement, après avoir pris des stupéfiants et avoir été sujet à une « bouffée délirante » au moment des faits. Il n’y aura donc pas de procès. Cet arrêté surprend, indigne et fait réagir d’autant plus qu’en ce moment, sur internet, des comparaisons sont faites entre l’affaire Sarah Halimi et la condamnation à de la prison ferme d’un homme pour avoir tué un chien : « La comparaison est assez déroutante, elle accentue la violence. Elle donne aussi l’impression que nos vies ne valent pas plus que celle d’un chien.« 

Autre vague d’indignation : suite aux tags antisémites « Mort à Israël », « école de Kouffar » (« infidèle » en arabe), sur les façades de Sciences Po Paris, lundi, 12 avril 2021. « On s’attaque aussi à la République quand on attaque Sciences Po de la sorte. C’est un symbole« . Cet événement met en lumière, toutes les tensions sur les étudiants juifs. « Depuis une  vingtaine d’années, il y a des tensions suite au conflit israélo-palestinien qui se répercutent  sur les étudiants juifs« . Des dispositifs de protection, avec des gardes, sont mis en place dans les universités. Le niveau de vigilance est assez important au vu de la menace terroriste qui pourrait possiblement viser le monde universitaire.

Enfin, face à la menace antisémitisme qui se veut croissante, Noémie Madar, « on pousse a l’action de plans concrets: dans les universités il est censé y avoir des référents pour le racisme et l’antisémitisme qui n’existent pas. On demande à ce que les profs soient formés à ces questions là, ainsi que les  étudiants leaders de ces assos« . Le combat continue.

Lucie Claudon