(Crédit: Knesset)

Sondage: les bloc pro et anti Netanyahou à égalité de sièges (60/60)

Ce serait l’égalité parfaite à la Knesset, à quatre jours du quatrième scrutin législatif en deux ans.

C’est un sondage de nos confrères du Israel Hayom et i24News qui ne va pas rassurer celles et ceux qui espèrent qu’une coalition va enfin sortir des urnes mardi prochain après plusieurs scrutins très serrés dont celui de l’année dernière, en mars 2020.
En effet, si l’élection avait lieu aujourd’hui, les blocs pro et anti-Netanyahou seraient à égalité avec 60 sièges chacun à la Knesset.

Dans le détail, le Likoud du Premier ministre sortant, au pouvoir depuis 2009, obtiendrait la première place, avec 29 sièges, soit sept de moins que dans le Parlement actuel. Si Yamina de Naftali Bennett, et ses 10 mandats obtenus selon le sondage (plus quatre en un an), rejoint la coalition de Benyamin Netanyahou aux côtés des alliés traditionnels du premier ministre, la Knesset serait donc à moitié en faveur du chef du gouvernement.

Mais l’autre moitié serait donc constituée des partis opposés à Benyamin Netanyahou. Comme l’ont montré les dernières enquêtes d’opinion, Yair Lapid consolide son statut d’opposant numéro 1 à Benyamin Netanyahou avec une deuxième place pour son parti Yesh Atid et 18 sièges. En revanche, le Nouvel Espoir de Gideon Sa’ar plafonnerait à 10 élus, à égalité avec Yamina et la Liste arabe unifiée.

Le parti orthodoxe Shas comptabiliserait 9 sièges, un de plus que Israel Beitenou, le parti russophone dirigé par Avigdor Liberman. Le parti Judaïsme unifié de la Torah aurait sept élus dans la nouvelle assemblée. Le parti travailliste et Meretz seraient à cinq mandats, de même que le parti de Bezalel Smotrich, Sionisme religieux, allié de Benyamin Netanyahou. Le Parti sioniste religieux a signé un accord avec le Likoud le mois dernier concernant la répartition des voix excédentaires
Enfin, le parti Bleu Blanc de Benny Gantz, sauve sa peau à la Knesset avec 4 sièges alors qu’il avait enregistré 33 élus l’an dernier.

Compte tenu de la forte abstention prévue et de l’incertitude de nombreux électeurs, ce sondage montre donc que la dispersion des voix est réelle puisque aucun parti ne dépasse les trente sièges et douze partis seraient représentés à la Knesset contre dix actuellement.

Christophe Dard