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L’ancien chef adjoint du Mossad dénonce la mauvaise gestion de Netanyahou contre l’Iran et la pandémie

L’ancien chef adjoint du Mossad a déclaré ce jeudi dans le Yedioth Ahronoth que le Premier ministre Benyamin Netanyahou avait mal géré la pandémie de coronavirus et la lutte contre la menace iranienne. « L’essentiel était une mauvaise gestion. J’ai vu une mauvaise gestion », a affirmé le fonctionnaire récemment retraité. « Comparez le coronavirus au traitement du programme nucléaire iranien: la quantité d’uranium que l’Iran s’est accumulée, sa propagation régionale – c’est mauvais. Mais les opérations que nous avons menées en cours de route? Incroyable », a indiqué le dénommé A. « Pareil pour le coronavirus. Bientôt 6 000 victimes, mais jetez un œil à cette campagne de vaccination. Génial, n’est-ce pas? »

Connu par son initiale hébraïque « Alef », l’ancien chef adjoint du Mossad a choisi de quitter l’agence d’espionnage israélienne en février lorsque lui a été préféré « Daleth ». pour remplacer Yossi Cohen en tant que chef du Mossad. Une décision qui a surpris de nombreux membres de l’establishment de la défense en raison de son expérience importante. Cette expérience comprenant la direction de l’équipe d’agents du Mossad derrière l’opération de vol des archives nucléaires de l’Iran en 2018, qui, selon « Alef », était « l’opération du siècle ». Les agents auraient pénétré par effraction dans le bâtiment à l’extérieur de Téhéran où se trouvait le trésor, auraient enlevé les fichiers et les disques et les ont ramené clandestinement en Israël la même nuit. Le contenu des dossiers montrait que l’Iran avait travaillé à la mise au point d’armes nucléaires. et on pense que l’opération a contribué à la décision des États-Unis d’abandonner l’accord nucléaire.

Mais Alef a déclaré que le champ de bataille avait changé et qu’il fallait maintenant qu’il y ait une « guerre d’usure » avec Téhéran pour mettre fin à son programme nucléaire. Cependant, il a averti que l’indépendance de l’agence d’espionnage était en danger et s’est dit opposé à la récente vague de publications d’opérations top-secrètes.

Gabriel Attal