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Nucléaire iranien: Téhéran comptabilise une quantité d’uranium faiblement enrichi plus de 14 fois supérieure à la limite autorisée par l’accord de 2015

C’est la conclusion d’un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

A la date du 16 février 2021, la quantité d’uranium faiblement enrichi était de 2967,8 kilos pour un plafond fixé à 202,8 kilos.
L’Agence Internationale de l’Energie Atomique se dit par ailleurs  » préoccupée » par la possible présence de matière nucléaire sur un site iranien non déclaré, un entrepôt situé dans un quartier de Téhéran et déjà repéré comme suspect par l’agence onusienne en novembre dernier.

C’est dans ce contexte que depuis hier, l’Iran a commencé à limiter les inspections de  l’Agence internationale de l’énergie atomique sur ses sites nucléaires. Londres, Paris et Berlin parlent dans un communiqué commun d’’une initiative “dangereuse”. Cette limitation des contrôles est la mise en application d’une loi votée au parlement iranien il y a quelques semaines. L’objectif est de faire faire pression sur la communauté internationale et notamment les Etats-Unis pour une levée des sanctions et pour que Washington réintègre l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015.

Le représentant de l’Iran auprès des Nations Unies à Genève, Esmaeil Baghaei Hamaneh, a déclaré lors de la Conférence du désarmement à Genève qu’il appartenait aux Etats-Unis de faire le premier pas afin de sauver l’accord de Vienne :  » Il incombe à la partie fautive de revenir [dans l’accord], de compenser les dommages [causés par les sanctions américaines] et de s’assurer qu’elle ne reviendra pas une nouvelle fois sur sa parole. Il y a une voie à suivre avec un ordre logique, comme l’a récemment souligné le ministre [iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad] Zarif « .

Christophe Dard