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Nucléaire iranien: Téhéran commence à restreindre dès aujourd’hui les inspections internationales de ses installations

La loi, entrée en vigueur, veut faire pression sur les pays européens et l’administration du président américain pour obtenir une levée des sanctions et la réintégration des Etats-Unis dans l’accord de 2015. Lundi, le numéro un iranien, Ali Khamenei, a menacé que son pays pourrait enrichir l’uranium à 60%.

L’Iran n’autorise plus les inspections internationales de ses sites nucléaires mettant donc en application la loi votée par le Parlement iranien il y a quelques semaines. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, rappelle que la République islamique ne partagerait plus les images de surveillance de ses installations nucléaires avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique, l’agence nucléaire civile de Téhéran, a promis de conserver les bandes pendant trois mois, puis de les remettre à l’AIEA mais à la condition d’obtenir un allègement des sanctions. Si ce n’est pas le cas, l’Iran a promis de détruire les bandes.

Washington hausse le ton avec Téhéran

Dans le même temps, les Etats-Unis exhortent l’Iran à se soumettre « complètement » au contrôle de ses activités nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique, après l’accord « temporaire » trouvé dimanche entre l’Agence et Téhéran pour maintenir une surveillance des activités nucléaires iraniennes. Bien que réduite, cette surveillance doit permettre de gagner du temps pour que des pourparlers s’engagent entre les parties de l’accord international.
Le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price a salué, la mission à Téhéran du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, « tout en réitérant l’appel lancé à l’Iran pour qu’il respecte pleinement ses engagements en matière de vérification et de non-prolifération nucléaire ».

Christophe Dard