(Crédit: El Al)

Les Etats-Unis déposent une plainte contre l’exclusivité d’El Al sur les vols de rapatriement vers Israël

Le département américain des Transports s’est officiellement plaint à son homologue israélien que seul El Al avait obtenu des exceptions à la fermeture de la frontière aérienne d’Israël, ont confirmé jeudi des sources gouvernementales. Deux vols El Al devaient partir jeudi de l’aéroport JFK de New York, pour ramener chez eux des Israéliens bloqués à l’étranger en raison de l’échec de tous les vols au cours des trois dernières semaines. El Al a remporté une offre de l’Autorité de l’aviation civile israélienne pour exploiter les vols d’urgence, ainsi que les vols vers Dubaï. Israir a organisé des vols de sauvetage à destination et en provenance de Francfort. Les compagnies aériennes américaines Delta et United – ainsi que tous les transporteurs autres qu’El Al – n’ont pas été autorisées à opérer des vols entre l’Amérique et Israël.

Le département américain des transports s’est plaint auprès du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Transports que cette situation viole l’accord aérien entre les pays, qui visait à garantir l’égalité de traitement des compagnies aériennes israéliennes et américaines. L’accord aérien permet à El Al d’obtenir l’exclusivité en cas d’urgence, mais le ministère des Transports a fait valoir que l’étape actuelle de la pandémie de coronavirus ne constituait pas une urgence comme une guerre.

En réponse, El Al a annoncé trois vols d’urgence supplémentaires de l’aéroport Ben-Gurion à New York et trois vols de New York à Ben-Gurion. Tous les passagers doivent avoir une autorisation spéciale pour monter à bord des vols et un résultat de test de dépistage au coronavirus négatif. Les billets seront vendus à partir de jeudi et coûteront 600 dollars (494 euros), taxes et valise comprises. Les passagers d’El Al dont les vols précédents ont été annulés peuvent embarquer sur ces vols sans frais supplémentaires s’ils réservent une place à bord. 

Gabriel Attal