La Radio Juive

Boris Cyrulnik sur Radio J: « Les personnes ayant acquis des facteurs de protection n’ont pas souffert du confinement »

(Crédit: DR)

Le neuropsychiatre, Boris Cyrulnik, était l’invité de Steve Nadjar dans le journal de 14h de Radio J, ce jeudi après-midi. Le père de la théorie de la résilience est revenu sur la pandémie de coronavirus en France et ses impacts sur le psyché. « Au cours du premier confinement, quand les gens avaient acquis des facteurs de protection (famille stable, bon salaire, bonne acquisition de la parole, bon diplôme) avant le confinement ils n’ont pas souffert du confinement et en sont même sortis reposés et amusés. Ca n’est pas le cas du tout des gens qui, avant le confinement, avaient acquis des facteurs de vulnérabilité (famille instable, peu d’accès à la parole, petit diplôme, petit salaire, petit logement), ces gens là ont beaucoup souffert du confinement et en sont sortis déjà altérés », a déclaré Boris Cyrulnik qui a souligné qu’il y avait une forme d’inégalité face à l’épidémie.

Pour affronter ce confinement et le surmonter, le neuropsychiatre propose plusieurs solutions: « Il y a des méthodes de santé, d’hygiène individuelle. La première est de parler c’est-à-dire trouver des amis avec qui parler, dire des bêtises, rigoler, se disputer, etc. La deuxième hygiène mentale c’est le sport. Si on peut sortir, marcher à pied si on est âgés, faire un jogging si on est plus jeunes, le sport de bas niveau, de petit niveau, est un excellent protecteur contre l’angoisse. » Boris Cyrulnik préconise aussi de courir ou marcher le matin car le sport en fin de journée « est un éveil qui empêche l’endormissement ».

Gabriel Attal

LE 01-10-20 - 17:30