Gabi Ashkenazi serait hostile à une alliance politique avec la Liste arabe unie (Crédit: Twitter Gabi Ashkenazi).

Kahol Lavan divisé au sujet d’une alliance avec la Liste arabe unie?

Le président Reuven Rivlin doit recevoir les dirigeants des partis politiques à partir de dimanche prochain avant d’accorder à l’une des têtes de listes un mandat pour former un gouvernement. A l’heure actuelle, c’est Benny Gantz qui fait la course la tête devant Benyamin Netanyahou. Après l’annonce par le parti arabe Balad de son refus d’appuyer aucun candidat, le leader de Kahol Lavan devrait pouvoir compter sur 59 soutiens, contre 58 pour le premier ministre sortant.  

Mardi matin, le numéro 2 de la Liste « Bleu Blanc », Yair Lapid, a indiqué sur Facebook sa préférence pour un gouvernement minoritaire, en raison de la triple inculpation de Benyamin Netanyahou qui selon lui invalide la possibilité d’un  gouvernement d’union nationale avec le chef du Likoud. Pour Lapid, un tel gouvernement minoritaire réunirait Kahol Lavan, le parti d’Avigdor Liberman, Israel Béteinou, et le Parti travailliste, mais pas la Liste arabe unie qui ne soutiendrait le gouvernement que de l’extérieur.

Au sein du mouvement de centre-droit, des voix discordantes se font néanmoins entendre. L’un des quatre membres du « cockpit » de Ka’hol Lavan, la direction du parti, l’ancien chef d’état major Gabi Ashkenazi, serait opposé à une alliance avec les députés arabes, tout comme deux députés du parti Telem, allié à Benny Gantz. Anciens du Likoud, Zvika Hausser et Yoaz Handel ont confirmé mardi qu’ils maintiendraient leur position en dépit des pressions dont ils font l’objet, notamment de la part du chef de leur mouvement, l’ancien ministre de la Défense, Moshé « Boogie » Yaalon.