Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou à Jérusalem. Source: Twitter du bureau du Premier Ministre israélien.

Emmanuel Macron à Jérusalem: « L’antisionisme, quand il est la négation de l’existence d’Israël comme Etat, est un antisémitisme »

En marge du cinquième forum de la Shoah, Emmanuel Macron a rencontré Benyamin Netanyahou mercredi matin dans la résidence du Premier Ministre, à Jérusalem. La femme du chef du gouvernement israélien, Sara, ainsi que Meyer Habib, député UDI-Agir. Selon les images diffusées par le gouvernement israélien, et relayées par nos confrères d’I24 news, le président français semble avoir signé un livre d’or avant que les deux dirigeants, ainsi que ceux qui les accompagnent, ne posent devant les drapeaux israéliens et français face aux caméras et photographes. Ils se sont ensuite tous retrouvés pour le petit-déjeuner.

Emmanuel Macron a pris une position nette et ferme contre l’antisémitisme. Il a souligné que « l’ombre de l’antisémitisme renaît ». En décembre dernier, l’Assemblée Nationale avait adopté la résolution controversée sur la lutte contre l’antisémitisme. La définition de l’antisémitisme telle que formulée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste avait été choisie. Le président français avait appelé en février 2019 lors du 34e dîner du CRIF, à l’invitation de son président Francis Kalifat, à intégrer l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme. Le chef de l’Etat français a une nouvelle fois été dans ce sens mercredi matin lors de son discours: « L’antisionisme, quand il est la négation de l’existence d’Israël comme Etat, est un antisémitisme. »

Une journée chargée se poursuit pour le chef de l’Etat français en Israël. Le président rencontrera en effet un peu plus tard le président de l’Etat d’Israël, Reuven Rivlin, et en fin d’après-midi le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah. Avant la rencontre entre Benyamin Netanyahou et Emmanuel Macron, les responsables israéliens se sont dits « déçus » que Macron ait également choisi de rencontrer Abbas dans le cadre de sa visite de trois jours. « Nous ne pensions pas que c’était une bonne idée d’aller à Ramallah », a déclaré au Israël Hayom un responsable du ministère des Affaires étrangères. « Nous avons dit à la [délégation] française que nous n’en étions pas ravis, mais c’était la décision [de Macron] ». Retrouvez à 14h05 sur notre antenne notre entretien à ce propos avec le diplomate israélien et ancien ambassadeur d’Israël en France Dany Shek.

Gabriel Attal