Le suspect de l’attentat de la rue Copernic attaque la justice canadienne

Hassan Diab, seul suspect de l’attentat de la rue Copernic, le 3 octobre 1980, poursuit mardi le Canada en justice. La raison: le pays de l’érable l’a extradé en France où il avait bénéficié d’un non-lieu en 2018, « faute de charges suffisantes » et avait été libéré dans la foulée. Incarcéré à l’automne 2014, l’intellectuel Libano-Canadien a toujours nié avoir pris part à cet acte terroriste.

Selon des documents judiciaires, Hassan Diab réclame 90 millions de dollars canadiens (61 millions d’euros) au gouvernement canadien pour négligence, poursuites abusives et abus de procédure.

Quatre personnes avaient été tués et 46 autres blessés lors de cette attaque à la bombe devant une synagogue du centre de Paris. C’était le premier attentat contre la communauté juive française depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’attaque, jamais revendiquée, avait finalement été imputée au Front Populaire de Libération de la Palestine-Opérations Spéciales (FPLP-OS). Les services de renseignement français avaient fini par identifier Hassan Diab en 1999.

Gabriel Attal